
Trop peu connu du grand public, mais réputé
chez les “vrais” de la bringue polynésienne, Sylvain Saminadame, dit Jacky, est un phénomène au ukulele.
Avec bientôt un demi-siècle au compteur, il jouit de multiples expériences musicales.
Le plus surprenant est de le voir battre avec ses deux mains, les cordes de son ukulele, comme sur une batterie. Et ça sonne bien !
Cet employé communal est une véritable boîte à rythmes. Il a tous les tempos dans le sang. Il interprète, réinvente, corrige tous les styles avec ses ongles, “sans le pic”
les 6 cordes (années 1980)Bref, ce mélomane surdoué est un autodidacte. Il a commencé comme de nombreux musiciens du fenua, en s’entraînant des nuits entières au bord de la route.
“J’ai commencé à jouer à 14 ans avec papa et tonton, à Hitiaa… Ça commençait à 19 h pour finir vers 2 h”, se souvient-il, en écrasant sa cigarette.
Depuis, bien de l’eau a passé sous les ponts à Hitiaa. “Tout a changé.
La frappe et les rythmes sont différents.” Jacky peut interpréter un morceau, soit au rythme d’antan, c’est-à-dire en frappant calmement toutes les cordes, soit plus énergiquement, en les pinçant. C’est une question de goût.
La carrière de notre agent communal ne s’arrête pas là. Jacky, c’est aussi Travolta.
Plusieurs fois, il a mis la fièvre du samedi soir aux Tuamotu, comme à Papeete. “J’imitais Travolta quand il dansait dans son film, ‘La fièvre du samedi soir’.Je m’entrainais pendant des heures en costume, devant mon miroir, pour mettre au point mon numéro. C’est comme ça que j’ai gagné un marathon de dix heures d’affilée de danse disco. Je dansais dans des boîtes comme le Bounty, le Burns. Je faisais le Cosaque, comme Travolta.” .
Source Tahiti Presse
Jacky a beaucoup appris aux Tuamotu, et notamment au Centre d’essais atomiques, à Moruroa, où il a été agent d’entretien
pendant deux ans. Là bas, il était un peu “chef d’orchestre” des bringues du samedi soir. “On commençait vers 17 h. On posait le galon de vin au milieu de nous…
Ainsi équipés, la fine équipe jouait toute la nuit près du lagon, où tout était bon pour s’amuser, entre deux essais... Ainsi, Jacky est devenu un touche à tout.
En guise d’harmonica, il soufflait sur un peigne sur lequel était collé, à la salive, un papier à cigarette.
ll faisait aussi le batteur, en frappant tout son corps avec des bambous fendus.
Ou bien encore, il s’attachait aux chevilles, des couronnes de capsules d’obus de bière pour simuler les cymbales, tout en
grattant le ukulele.
Enfin, l’homme orchestre était aussi “à l’aise” avec le kikiri, c’est-à-dire en battant le rythme avec une bouteille de Coca remplie à moitié de riz sec, coincée entre ses orteils. OK alôôrs ?
Qui regarde les SIMPSON ? (vous qui avez des enfants...ou petits-enfants )
Aviez-vous remarqué que cette série utilise souvent le Ukulele ?
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Allez, c'est parti ... pour ....