Présentation

Saint Valentin !

coeurs voletsST VALENTIN -coeurs



Festivités Polynésiennes

Pour ne rien rater clic

logo_tahiti_en_france_small1.gif

Zik Tahiti

Vol d'organes-nisés !


Duday lameNOM RAJOUTE
carte-visite-costa-cliquable.jpg

rechercher

Visitez mes amis !

Merci pour la visite !

   
fixweb.net

Related Posts with Thumbnails
Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 12:50





Nous en somme en Europe à revenir aux bons vieux Tramways (revisités avec la modernité,
certes, mais ... il faut dire que l'on est contents de les voir revenir)

à Tahiti, un des charmes locaux  sont les trucks en bois qui chargent et s'arrêtent n'importe où
ou presque. 
Ils sont en voie de disparition pour faire place à des bus pimpants neufs et moderne, ce qui
provoque une Polémique -  car le truck rouge et blanc est à la Polynésie ce que  sont les
phone boxes rouges à l'Angleterre ! 


De nombreux peintres locaux ont fait de jolis tableaux de scènes de vie        autour de ces trucks.






L'originalité est que l'on est assis sur deux banquettes se faisant face à face ; parfois on peut avoir une mamy
qui va vendre sa poule au marché, oubien Papa qui ramène du poisson pour le dîner, à peine emballé ...
tout le monde bavarde, haut et fort, parfois une radio met de l'ambiance à tue-tête -

Bref, prendre le truck n'est pas une corvée (comme on prend le bus à Paris par ex.)  mais une réelle séance
de folklore local, à laquelle sont très attachés autant les habitants que .... les touristes !!


truck150.jpgC'est une image de Tahiti en cours de disparition, un moyen de transport folklorique issu du génie singulier des gens d’ici. Depuis près de 75 ans, les trucks circulent tout autour de l’île à leur manière. On les prend à peu près n’importe où, à peu près n’importe quand, de jour comme de nuit, et on les arrête pratiquement où on veut. Mais cette fois, l’arrêt risque d’être définitif, à cause des contraintes qu’imposent de nouvelles règlementations. D’ici quatre à cinq mois, ils auront probablement disparu. En tout cas, on en parle…

Chaque matin depuis 14 ans, à 6 heures, Paul démarre dans un tonnerre mécanique et une épaisse fumée noire le vieux diésel allemand de son truck.
Quelque 400 000 kilomètres au compteur et ça roulera encore aujourd’hui jusqu’à 10 heures du soir. Tiare, la femme de Paul, l’accompagne depuis toujours. C’est elle qui prend les sous des clients, rend la m o n n a i e , conserve le produit de leur journée de roulage. Ce truck là n’est pas à eux. Il a p p a r - tient à un patron qui leur loue l ’ e s s i e u pour 60 000 FCFP la semaine.



C’est Paul qui a fabriqué la caisse et qui s’occupe d’entretenir l’engin. C’est pourquoi il considère que c’est son truck à lui et il a de quoi en être fier. “C’est pas mauvais, le truck !” Ça roule tranquille, ça trimbale son monde, “haere maru”. Le client grimpe, baisse la tête, s’assied sur l’un des bancs de bois, pose ses pieds où il veut, généralement sur le banc central, quand le truck n’est pas bourré. Quand il veut descendre, il appuie sur une sonnette qui alerte le chauffeur en cabine, ce n’est pas compliqué.
Avec les bus, c’est la guerre

Seulement voilà, maintenant il y a des règles qui voudraient le rendre archaïque. C’est vrai, il y a eu des accidents, des engins mal entretenus, et des patrons qui ne se mettent pas d’accord entre eux… Il y a aussi les problèmes de circulation dans Papeete, un trafic saturé, l’absence d’horaire, peu d’arrêts réellement protégés. Et puis l’arrivée des nouveaux bus. Avec eux, c’est la guerre. Le matin surtout, Tiare appelle ça, des “gags”. Ca se passe sur la route, aux arrêts. Avec les chauffeurs de bus, ça se bagarre. “Quand tu arrives en ville, ils te passent devant pour te voler les clients. On ne va plus à Arue pour ça. Après, ils disent que c’est leur patron qui a dit de faire ça.” Tiare philosophe : “Celui qui creuse un trou pour l’autre, qu’il se méfie qu’il ne le creuse pas pour lui-même…”

On roule même le dimanche”

truck300.jpg“Qu’est-ce qu’on va faire ? Je ne sais pas. Je ne veux pas être salarié, j’aime ma liberté. J’ai un autre métier, je suis maçon. Mais en ce moment, je n’ai pas de chantier, c’est la crise. Alors je reviens sur le truck. On s’arrange. Quand le patron n’a plus de chauffeur le week-end, on roule même le dimanche.” “On se repose le dimanche soir”, dit Tiare. “C’est suffisant. Ce n’est pas un métier difficile, on est assis toute la journée. Maintenant, on donne le week-end à un autre chauffeur pour qu’il nourrisse sa famille. Si tu restes à la maison, tu dors, tu ne manges pas…”

Quand ils n’ont pas de sous pour aller, ils payent toujours au retour”

L’arrêt dure cinq minutes d’habitude. C’est la règle. Mais là, il se prolonge un peu plus longtemps. Il est 17 heures déjà. Il n’y a plus de bus, tous rentrés au dépôt à cette heure. Des clients arrivent, des rae rae qui vont travailler en ville. “Mes meilleurs clients. Gentils, honnêtes. Quand ils n’ont pas de sous pour aller, ils payent toujours au retour. Pas comme certains mal éduqués…” Une vieille dame approche. “Tu vas à Saint-Hilaire ?” Paul démarre le truck. La carlingue vibre. La dame monte après avoir donné une pièce de 100 francs. “Il y aura toujours des clients pour Saint-Hilaire. Il n’y a pas de bus qui va à Saint- Hilaire. Avec le truck on peut vivre. Tant que le truck roule, tu manges.” Le vieux truck blanc et rouge s’ébroue, s’en va cahotant, et disparaît.

Lili oop-Photographies : Paskua

 


 

Quelques tableaux


Dubois


Selsher


Virge
Par Maimiti - Publié dans : Tahiti & Polynésie - Communauté : Polynesie,beauté originelle
Ecrire un commentaire - Voir les 40 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés