
Suite à la conjoncture économique bien pessimiste et au manque évident de clientèle en cette période, le Club Méditerranée
Bora Bora, établissement le plus touché de l’île, va fermer ses portes le 1er février. La SPVV (Société d’exploitation du Club Med de Bora Bora) a en effet enregistré de lourdes pertes
depuis l’année 2007.
Le contexte de crise économique mondiale et les tendances de ventes laissent présager une baisse de réservation encore plus importante pour le premier semestre de l’année 2009, période de l’année pendant laquelle le taux de remplissage est par ailleurs habituellement le plus bas. Dans ce contexte pénalisant à la fois pour des raisons conjoncturelles et structurelles, le Club Méditerranée avait informé, le 20 janvier, les représentants du personnel du village de Bora Bora, de son projet de fermer temporairement son village, à compter du 1er février, et ce, pour une durée estimée -mais non définitive- de trois mois.
Sur une centaine de salariés, près de quatre-vingts sont des locaux. Une soixantaine de GO venant de l’extérieur devraient rejoindre d’autres destinations. D’après la direction, les salariés permanents de la SPVV continueront à percevoir leurs rémunérations pendant cette suspension d’activité. Cette première fermeture est un coup dur pour la population et pour les commerçants, mais également pour certains hôteliers qui pourraient être emportés dans le tourbillon de la psychose qui s’installe.
Les rumeurs, parlant depuis quelques jours de fermeture d’hôtels et de licenciements en masse, pourraient bien alimenter la crise économique qui, telle la taramea, est arrivée sur l’île, s’installant et s’étalant sans bruit. L’équilibre entre consommation et production étant rompu, chacun se demande qui sera le prochain submergé par le tsunami économique.
correspondante Lé Dépêche de Tahiti,Françoise Buil
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