Tahiti & Polynésie

Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 15:57

Automne ... en Polynésie AUSSI ? !




Un photographe sillonne le monde pour raconter les anciens

 Source: Tahitipresse

Jeune artiste touche à tout, sillonne le monde depuis de nombreux mois pour photographier et conter le quotidien des anciens aux quatre coins du monde, au travers de sa "cabane des grands-parents".

Dans le cadre de ce périple, il a posé ses valises en Polynésie le temps d'un bref séjour pour immortaliser sur la pellicule des familles polynésiennes.

 

Peintre, sculpteur, réalisateur, photographe, Nicolas Henry a plusieurs cordes à son arc. Après avoir travaillé pour Yann Arthus-Bertrand dans le cadre du projet "Six milliards d'autres", il a décidé de partir seul à l'aventure, appareils photos sous le bras, pour réaliser un projet qui lui tenait à cœur :

"la cabane des grands-parents", même si le nom est encore sujet à évolution....

 

-  photographier des personnes âgées chez elles, entourées des objets qui font leur quotidien, mais aussi conter en parallèle leur vécu, leurs attentes et souvenirs.

 - "Ne pas laisser perdre cette parole"

"La cabane, c'est l'idée de l'imaginaire, du jeu. Je veux donner une image des grands-parents qui soit joyeuse. Et à travers le jeu, on veut faire un lien entre les générations. Mais il s'agit aussi de recueillir la parole des anciens pour les générations à venir. Un texte accompagne d'ailleurs chaque photo et ce texte est la parole de la personne qui évoque souvent les problèmes de sa communauté, que ce soit en rapport avec la nature ou la transmission", explique Nicolas Henry.

Sur son site internet , il ajoute que ces cabanes sont destinées à "ne pas laisser perdre cette parole", à "saisir cette forme de liberté que les anciens acquièrent en perdant le sens des vanités".

"Le langage plastique est un langage universel" : Pour mener à bien son projet, le jeune artiste a traversé des dizaines de pays des cinq continents où il a toujours reçu un accueil chaleureux. "Ce qui est incroyable, c'est que le langage plastique est un langage universel. Que j'aille en Afrique, en Chine, en Inde ou ailleurs, à chaque fois les gens comprennent ce langage", se réjouit-t-il.

En Chine par exemple, il a été arrêté par trois fois par les policiers alors qu'il préparait l'une de ses "cabanes" dans la rue, des péripéties dont l'issue a toujours été heureuse : "Je leur ai montré mes images et ils ont compris ce que je faisais", précise-t-il. Son étape en Polynésie n'a en revanche pas toujours été aisée car il a dû convaincre les "matahiapo" (anciens) de se laisser photographier, certains, timides, étant reticents à l'idée de poser.

 

Changement d'époque, changement de mœurs Au fil des textes qui accompagnent ses photos, les problématiques que rencontrent aujourd'hui les diverses civilisations du globe sont mises en avant, et notamment environnementales comme "l'accès à l'eau, à l'énergie".

"Il y a aussi le problème de la tradition, de la perte des langues qu'on retrouve régulièrement. Par exemple, j'ai été dans une région de Laponie où seulement 400 personnes parlaient encore la langue. Souvent, les anciens s'interrogent aussi sur l'époque. A la leur, il y avait beaucoup moins de choses mais ils appréciaient ce qu'ils avaient. Aujourd'hui, les nouvelles générations sont confrontées à des milliers d'informations, de différents objets. Les anciens se disent que les jeunes ont beaucoup de mal à trouver leurs repères, à trouver des joies simples", raconte le photographe.

Le résultat final de ses pérégrinations est saisissant : des clichés lumineux dans des décors naturels parfois d'exception. Plusieurs de ces photos ont d'ailleurs déjà été publiées dans des revues renommées à l'image du Monde 2.  Nicolas Henry a également organisé plusieurs expositions et il envisage désormais de réaliser un livre de ses rencontres. Une invitation aux voyages et à la tolérance au travers de ceux qui contemplent le monde depuis de nombreuses décennies.                     

i


Quelques photos faites dans le monde entier ci-après, et.....

Allez vite sur le site www.nicolashenry.com pour lire  légendes et petites histoires des personnes    photographhiées, c'est très touchant et intéressant !  














Allez en découvrir d'autres sur le site de l'Artiste  www.nicolashenry.com

ça vous a plu ?




Par Maimiti - Publié dans : Tahiti & Polynésie - Communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
Ecrire un commentaire - Voir les 28 commentaires
Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 18:49
Le Cosaque des bringues
Pour lire plus gros Ctrl +

ukulelevignettepsd.jpgTrop peu connu du grand public, mais réputé chez les “vrais” de la bringue polynésienne, Sylvain Saminadame, dit Jacky, est un phénomène au ukulele.

Avec bientôt un demi-siècle au compteur, il jouit de multiples expériences musicales.

Le plus surprenant est de le voir battre avec ses deux mains, les cordes de son ukulele, comme sur une batterie. Et ça sonne bien !

Cet employé communal est une véritable boîte à rythmes. Il a tous les tempos dans le sang. Il interprète, réinvente, corrige tous les styles avec ses ongles, “sans le pic”
(ndlr : médiator) insiste-t-il.

Il faut dire que Jacky a vécu toutes les évolutions du ukulele polynésien.
Ce virtuose a joué sur des ukulele ultra simples, comme aux Tuamotu, quand ils étaient taillés en deux heures au couteau, avec une demi-noix de coco comme table d’harmonie.

Puis, avec l’évolution, il a frappé les ukulele plein bois à 4 cordes (années 1960), ukulele400.jpgles 6 cordes (années 1980)
et enfin les puissants 8 cordes (4 cordes doubles apparus dans les années 1990). Et comme si ça ne suffisait pas : “J’avais aussi un ukulele à deux manches”. Les g
uitaristes peuvent imaginer l’usine à gaz...
Mélomane surdoué

Bref, ce mélomane surdoué est un autodidacte. Il a commencé comme de nombreux musiciens du fenua, en s’entraînant des nuits entières au bord de la route.

“J’ai commencé à jouer à 14 ans avec papa et tonton, à Hitiaa… Ça commençait à 19 h pour finir vers 2 h”, se souvient-il, en écrasant sa cigarette.

Depuis, bien de l’eau a passé sous les ponts à Hitiaa. “Tout a changé.

La frappe et les rythmes sont différents.” Jacky peut interpréter un morceau, soit au rythme d’antan, c’est-à-dire en frappant calmement toutes les cordes, soit plus énergiquement, en les pinçant. C’est une question de goût.

 

La carrière de notre agent communal ne s’arrête pas là. Jacky, c’est aussi Travolta.

Plusieurs fois, il a mis la fièvre du samedi soir aux Tuamotu, comme à Papeete. “J’imitais Travolta quand il dansait dans son film, ‘La fièvre du samedi soir’.Je m’entrainais pendant des heures en costume, devant mon miroir, pour mettre au point mon numéro. C’est comme ça que j’ai gagné un marathon de dix heures d’affilée de danse disco. Je dansais dans des boîtes comme le Bounty, le Burns. Je faisais le Cosaque, comme Travolta.” .

Source Tahiti Presse

 

Homme orchestre à Mururoa…

Jacky a beaucoup appris aux Tuamotu, et notamment au Centre d’essais atomiques, à Moruroa, où il a été agent d’entretien pendant deux ans. Là bas, il était un peu “chef d’orchestre” des bringues du samedi soir. “On commençait vers 17 h. On posait le galon de vin au milieu de nous…

Ainsi équipés, la fine équipe jouait toute la nuit près du lagon, où tout était bon pour s’amuser, entre deux essais... Ainsi, Jacky est devenu un touche à tout.

En guise d’harmonica, il soufflait sur un peigne sur lequel était collé, à la salive,    un papier à cigarette. 

ll faisait aussi le batteur, en frappant tout son corps avec des bambous fendus.

Ou bien encore, il s’attachait aux chevilles, des couronnes de capsules d’obus de bière pour simuler les cymbales, tout en grattant le ukulele.

Enfin, l’homme orchestre était aussi “à l’aise” avec le kikiri, c’est-à-dire en battant le rythme avec une bouteille de Coca remplie à moitié de riz sec, coincée entre ses orteils. OK alôôrs ?

 

 

 

 

Qui regarde les SIMPSON  ?  (vous qui avez des enfants...ou petits-enfants )

Aviez-vous remarqué que cette série utilise souvent le Ukulele ?

Cliquez sur Homer :

 

Allez, c'est parti ... pour ....

 



Si ça ne vous a pas donné  "le fou-rire"  c'est que ... vous n'êtes pas .... "bon-public" !!
... êtes-vous allés jusqu'à la fin de la vidéo et vu la raie manta dans le lagon ?
ah ben ... vous avez raté !!  - hi hi hi !

au revoir en Tahitien


Par Maimiti - Publié dans : Tahiti & Polynésie
Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires

Présentation

Participez aussi !

Palette peinture SAMEDI

Rechercher

Organes-nisés !


Duday lameNOM RAJOUTE
carte-visite-costa-cliquable.jpg

Visitez mes amis !

Merci à vous !

   

PageRank Actuel

Related Posts with Thumbnails

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés